CLN

  • Facebook
  • YouTube
  • Instagram

Textes / Interprétation : Sara Bourre

Composition /  Claviers / MAO : Mathias Bourre
Saxophone / Composition : Alistair Brown
Batterie / Arrangements batterie / MAO : Léonard Superbie
Création vidéo : Cyril Laurain

Présentation du projet
 

Le collectif CLN est né du désir de s’emparer du langage poétique, en le donnant à entendre à et à voir.
À l’origine, il y a un frère et une soeur. Mathias joue du piano, se passionne pour le jazz et la musique électronique.
Sara écrit, danse, se forme à l’art dramatique et à la philosophie.
Ils décident alors de faire se rejoindre ce qui leur tient le plus à coeur, l’écriture et la musique.

 

Ce groupe aux influences diverses (électro – rock - jazz - spoken word) promet un coït expérimental, corps à corps sauvage, brut.
Les paysages sont inquiétants, sombres, oniriques – une traversée lynchienne à la poursuite du Lapin blanc. Jeu de cache-cache avec la réalité.
CLN est un mélange, un cri multicolore poussé en plein cœur de nos nuits.

 

Note d'intention (composition)

Pourquoi la musique ?

"La poésie négocie avec l’innommable, derrière le langage, à même le corps, elle contourne les définitions
et s’installe à l’endroit même de l’émotion. La musique fait de même.
L’improvisation que nous offre le jazz (terme qui ne veut plus dire grand chose tant cette musique s’est nourrie de tout)
approche le concept de «performance». L’improvisateur est un funambule sans filet, rien n’est écrit (ou peu), il négocie
avec l’instant et en tire des couleurs uniques, ces dernières n’existant que dans cet espace : celui de la prise de risque.
C’est ici que la performance prend racine, dans le danger de l’inconnu, la redécouverte du présent, la surprise émotionnelle.
Choisir le jazz, c’est mettre la mort sur scène.
J’ai décidé de croiser cette musique à l'éléctronique, aux synthétiseurs et aux machines.
La synthèse sonore permet la création de sons jusqu’alors inexistants. La machine préenregistre, supperpose, taille
la texture sonore comme un orfèvre, ouvre le champ des possibles, permet l’étrange, attaque l’inconscient.
Le côté répétitif de la musique éléctronique amène la transe, permet l’oubli de soi, la sortie de corps -
nécessaire à tout voyage poétique.
Il ne s’agit pas ici «d’accompagner» les textes. Il faut fondre la musique aux mots, créer un nouveau langage, un langage
halluciné qui contourne le cerveau, brûle à même la chair."

Mathias Bourre

En duo